Radis en salade

Recette envoyée par Marie-Françoise :

Il suffit de couper en tranches fines (avec un épluche-légumes, ça marche bien) les jolis gros radis roses et long radis blancs, plus radis marbrés.
Mettre les tranches fines dans saladier en verre et saler au sel fin.
Laisser dégorger 1 heure.
Mettre le tout dans une passoire, presser doucement pour extirper le jus…
Déposer vos tranchounettes bien égouttées sur une assiette, un peu de coriandre fraîche, de fleurs de brocoli cru (on frotte les inflorescences dans ses mains au-dessus de l’assiette, comme une neige légère qui saupoudre légèrement), un filet de jus de citron ou de vinaigre de cidre, une lichette d’huile d’olive, parsemez de noisettes torréfiées à la poêle (vite fait sans gras) et on a un magnifique et appétissant tableau rose nuancé de vert et relevé du doré noisette !

Miam, beau et bon !

Pesto de fanes

Recette envoyée par Marie-Françoise :

Mais que faire de tout ce vert de fanes de navets, de carottes, de radis, de betteraves…? Un pesto de fanes !

Il faut des fanes, des noisettes, des pignons ou des amandes, de l’ail, du parmigiano ou grana ou édam vieux ou cantal vieux…

On lave les fanes, on les sèche avec un torchon propre, on taille avec des ciseaux (ça va vite !) les feuilles les plus fines, on donne les tiges filandreuses aux lapins. Si on possède un super mixeur broyeur, on peut tout mettre (sauf les lapins) mais souvent c’est vraiment trop filandreux ! Alors pour ne pas passer des heures à démêler les lames du broyeur, on se contente des feuilles bien vertes.

On torréfie à la poêle bien chaude sans gras sa poignée de noisettes, ou amandes ou pignons, quand ça grilloche on met de coté pour laisser refroidir.

Et on broie tous les ingrédients ensemble : les fanes coupées, les noisettes, le fromage, l’ail (c’est à vous de doser l’ail en fonction de votre tolérance à cet ingrédient…) si nécessaire, du sel, du poivre et une bonne rasade de bonne huile d’olive bien verte.

On obtient une pommade odorante qui se conserve très bien dans un pot en verre dans le frigo (veiller à ce qu’il y ait toujours un filet d’huile sur le haut du pot pour la conservation).

Ce pesto est délicieux sur des pâtes faites maison ou pas, des pommes de terre en robe des champs, des tartines de pain de margaux grillées, bref goûtez et inventez !

Les légumes lacto-fermentés

La recette de Marie-Françoise :

Recette de lacto-fermenté pour tous ceux qui ne savent pas quoi faire des navets, radis blancs, céleris raves, betteraves crues… Bref, pour ceux qui ont besoin d’idées pour les légumes racines de l’hiver.

Les légumes lacto-fermentés, c’est bon pour le corps, ça permet de manger des légumes crus prédigérés par de gentilles bactéries gourmandes.

Vous avez déjà mangé des légumes lacto-fermentés au moins une fois dans votre vie (en plus des yaourts qui ne sont pas des légumes) : si si, la choucroute, mais la choucroute crue, celle que personne n’a encore abîmée avec du vin blanc de la sur-cuisson et je ne sais quoi d’autre.
La choucroute c’est du chou blanc râpé conservé dans son eau grâce à une sacrée bonne dose de sel pendant au moins trois semaines dans un récipient hermétique. Et que se passe-t-il sous le couvercle pendant ce temps-là ? Les bactéries, en plein délire anaérobique, grignotent les légumes et transforment le glucose qu’ils contiennent en acide lactique, un super conservateur naturel : les légumes restent croquants, sont digestes et les vitamines sont préservées.

Allez hop on se lance :

On évalue au pif, en fonction de la quantité de légumes, le nombre nécessaire de pots en verre, porcelaine, grès ou autres (pas de métal bien sûr !). Le pot doit impérativement fermer hermétiquement. Le plus simple c’est le pot en verre avec joint caoutchouc et clips qui coincent le tout.

On stérilise les pots ou on les lave bien. On laisse sécher tout seul à l’air libre.

On lave ses légumes, on n’épluche pas sauf si on y tient. On les sèche. On les râpe. Ou on en fait des rondelles bien fines, ou des confettis, ou des lamelles, ou… bref faut que ça soit fin.

On tasse les légumes dans le pot. On ne va surtout pas plus haut que les bords. On se garde une marge d’au moins 1 cm avant le haut du pot.

Puis on dilue du gros sel des salins de Giraud ou de Guérande, au choix du moment que c’est du vrai sel pas raffiné, avec en proportion 30 grammes de sel pour un litre d’eau (idéalement l’eau du puits mais bon, on fait ce qu’on peut, le robinet c’est toujours mieux que l’eau en plastique). Diluer le sel dans un litre d’eau dans une bouteille en verre, c’est pas mal. On secoue en rythme jusqu’à dissolution et on verse délicatement l’eau salée dans le ou les pots. On est attentif à bien laisser l’eau envahir l’espace dans le pot et remplacer la moindre bulle d’air… On tasse. On tasse bien, on y va franchement, on tasse, tasse, tasse et retasse. Mais attention on n’oublie pas le centimètre de sécurité en haut du pot !

On ferme bien son bocal joint en caoutchouc clips. Et voilà, c’est fait !

À partir de là, il faut juste être patient.

On laisse le bocal dans un coin de la cuisine à température ambiante pendant 10 jours maximum. C’est pas complètement idiot de prévoir de laisser le pot sur une assiette creuse pendant ses 10 jours, on ne sait jamais, des fois que…

On regarde le travail des bactéries…

Et sans ouvrir le bocal, on le range dans un coin du cellier, de la cave, du placard, bref un endroit idéal pour conserver (pas de variation de température, pas de soleil plein feu, etc.). On patiente 1 mois si on peut, 6 ou 12 si on y arrive, et on ouvre un pot !

Et là, on fait comme on veut, salade, condiments accompagnateur, on grignote directement à même le pot, bref, au choix, mais attention on met le pot ouvert au frigo et on le déguste en 3 ou 4 semaines…

Petits gâteaux zéro déchet de Sophie

Voici une recette simple, économique, rapide, facile à faire, bonne pour la santé, ZÉRO DÉCHET

Au début, l’idée de cette recette m’est venue de l’utilisation des déchets de l’extracteur lorsqu’on faisait du jus de légumes, avec des fruits.
Je les ai utilisés en les incorporant dans des ingrédients de manière à ne pas les jeter.
Par la suite, j’ai continué cette idée en utilisant des légumes et fruits entiers lorsqu’on ne faisait pas de jus.

Je ne calcule ni ne pèse, je fais tout au fur et à mesure des besoins, de toute façon, ça ne peut pas se rater.
Par exemple, c’est trop sec ? Trop mou ? Pas assez souple ? Je rajoute du liquide/de la farine/un œuf… de manière à remplir un saladier.

Le principe est très simple : il n’y a pas plus varié et créatif. Et donc amusant à faire.

DÉROULÉ :

– Une bonne quantité de légumes et fruits râpés, crus. Par exemple, 2 légumes et 2 ou 3 fruits, légumes souvent à racine, carottes, betterave, ou céleri, courgette… ce qu’on a à la maison. évitons le chou et les artichauts…
Je n’ai pas encore essayé la pomme de terre râpée, ça doit être très bon.
Fruits : le plus souvent pomme, orange, banane, ce qu’on a sous la main. Fruits de saison.
Ils donnent des fibres, et sucrent déjà.

– N’importe quelle farine (blé, pois chiche, sarrasin, riz, maïs, lentilles…). Je les marie en choisissant 3 par 3. Le choix est vaste.

– N’importe quel ajout sucré si l’on veut que ce soit davantage sucré : sucre en poudre, fond de compote, de confiture, sirop de fruit, sirop à boire, ce qu’on a dans le placard… restes de biscuits…

– 3 œufs, c’est parfait pour donner le moelleux et le liant.

– N’importe quel lait, de vache, de soja, amande, etc. ce qu’on a l’habitude d’utiliser…

– Parfum et croquant, ce que l’on a : fleur d’oranger, huile essentielle alimentaire, des raisins secs, des amandes pilées ou noix, des graines de tournesol, et si l’on veut épicé : curcuma, gingembre. Je n’ai pas encore essayé la poudre de cacao.

– On utilise les restes, en petites quantités, par exemple, semoule de blé ou de maïs, on peut même incorporer des restes de pois chiches ou haricots blancs écrasés, non cuisinés, des pâtes écrasées, du pain sec en petits bouts… etc., etc.

– Couleurs : la betterave rendra les galettes rouges, le curcuma orange.

On brasse le tout pour avoir une pâte qui se tient et en même temps souple.

On l’étale directement sur une feuille de papier sulfurisé recyclé plusieurs fois (zéro déchet), à même la plaque du four, pour avoir une épaisseur moyenne de 1 cm, et on fait cuire, feu moyen à chaud, quelques 20 minutes. Ça dépend du four. Il y a le test du couteau pour vérifier que c’est cuit. On surveille pour que ça reste souple.

Une fois refroidi, on découpe des rectangles, gardés au frigo dans un contenant fermé, et s’il y en a beaucoup, à la congélation aussi..

Coupe-faim idéal, sans gras ajouté, ni sucre si on veut, on peut les manger au petit déjeuner, émiettés comme pour un muesli, en tartines, ou en goûter ou pour calmer une petite faim.
Pour le goûter des enfants, celui-ci ne fait pas de miettes, pas de taches, ne fait pas grossir. évite d’acheter les biscuits industriels emballés pleins de mauvaises graisses et sucres.