La courge rôtie façon Dora

De mon côté, j’ai expérimenté une recette de courge rôtie aux épices, que certains connaissent peut-être déjà, et que je n’ai pas respectée du tout d’ailleurs…

Donc le morceau de courge qu’on avait la semaine dernière dans le panier, je l’ai coupé en tranches de 1,5 à 2 cm d’épaisseur.

J’ai tout mis dans un plat qui va au four.

J’ai saupoudré avec un mélange de :
1 cuillère à café de cumin,
1 cuillère à café de gingembre,
1 cuillère à café de coriandre,
1/2 cuillère à café de 4 épices,
du sel,
du poivre
et j’ai rajouté un piment coupé en lamelles (pour relever ce côté douceâtre de la courge)
Ah oui, et aussi un oignon !

Arrosé le tout d’huile d’olive.

Puis, enfourné là four préchauffé 200°, 40 minutes,
retourné mes tranches à mi-cuisson.

Franchement, un bel accompagnement et bon.
Et ça changeait de la soupe…

Voilà donc ce que j’ai fait.
Après… Chacun brode pour l’assaisonnement, mais le côté « rôti » m’a séduite.

Radis en salade

Recette envoyée par Marie-Françoise :

Il suffit de couper en tranches fines (avec un épluche-légumes, ça marche bien) les jolis gros radis roses et long radis blancs, plus radis marbrés.
Mettre les tranches fines dans saladier en verre et saler au sel fin.
Laisser dégorger 1 heure.
Mettre le tout dans une passoire, presser doucement pour extirper le jus…
Déposer vos tranchounettes bien égouttées sur une assiette, un peu de coriandre fraîche, de fleurs de brocoli cru (on frotte les inflorescences dans ses mains au-dessus de l’assiette, comme une neige légère qui saupoudre légèrement), un filet de jus de citron ou de vinaigre de cidre, une lichette d’huile d’olive, parsemez de noisettes torréfiées à la poêle (vite fait sans gras) et on a un magnifique et appétissant tableau rose nuancé de vert et relevé du doré noisette !

Miam, beau et bon !

Pesto de fanes

Recette envoyée par Marie-Françoise :

Mais que faire de tout ce vert de fanes de navets, de carottes, de radis, de betteraves…? Un pesto de fanes !

Il faut des fanes, des noisettes, des pignons ou des amandes, de l’ail, du parmigiano ou grana ou édam vieux ou cantal vieux…

On lave les fanes, on les sèche avec un torchon propre, on taille avec des ciseaux (ça va vite !) les feuilles les plus fines, on donne les tiges filandreuses aux lapins. Si on possède un super mixeur broyeur, on peut tout mettre (sauf les lapins) mais souvent c’est vraiment trop filandreux ! Alors pour ne pas passer des heures à démêler les lames du broyeur, on se contente des feuilles bien vertes.

On torréfie à la poêle bien chaude sans gras sa poignée de noisettes, ou amandes ou pignons, quand ça grilloche on met de coté pour laisser refroidir.

Et on broie tous les ingrédients ensemble : les fanes coupées, les noisettes, le fromage, l’ail (c’est à vous de doser l’ail en fonction de votre tolérance à cet ingrédient…) si nécessaire, du sel, du poivre et une bonne rasade de bonne huile d’olive bien verte.

On obtient une pommade odorante qui se conserve très bien dans un pot en verre dans le frigo (veiller à ce qu’il y ait toujours un filet d’huile sur le haut du pot pour la conservation).

Ce pesto est délicieux sur des pâtes faites maison ou pas, des pommes de terre en robe des champs, des tartines de pain de margaux grillées, bref goûtez et inventez !

Les légumes lacto-fermentés

La recette de Marie-Françoise :

Recette de lacto-fermenté pour tous ceux qui ne savent pas quoi faire des navets, radis blancs, céleris raves, betteraves crues… Bref, pour ceux qui ont besoin d’idées pour les légumes racines de l’hiver.

Les légumes lacto-fermentés, c’est bon pour le corps, ça permet de manger des légumes crus prédigérés par de gentilles bactéries gourmandes.

Vous avez déjà mangé des légumes lacto-fermentés au moins une fois dans votre vie (en plus des yaourts qui ne sont pas des légumes) : si si, la choucroute, mais la choucroute crue, celle que personne n’a encore abîmée avec du vin blanc de la sur-cuisson et je ne sais quoi d’autre.
La choucroute c’est du chou blanc râpé conservé dans son eau grâce à une sacrée bonne dose de sel pendant au moins trois semaines dans un récipient hermétique. Et que se passe-t-il sous le couvercle pendant ce temps-là ? Les bactéries, en plein délire anaérobique, grignotent les légumes et transforment le glucose qu’ils contiennent en acide lactique, un super conservateur naturel : les légumes restent croquants, sont digestes et les vitamines sont préservées.

Allez hop on se lance :

On évalue au pif, en fonction de la quantité de légumes, le nombre nécessaire de pots en verre, porcelaine, grès ou autres (pas de métal bien sûr !). Le pot doit impérativement fermer hermétiquement. Le plus simple c’est le pot en verre avec joint caoutchouc et clips qui coincent le tout.

On stérilise les pots ou on les lave bien. On laisse sécher tout seul à l’air libre.

On lave ses légumes, on n’épluche pas sauf si on y tient. On les sèche. On les râpe. Ou on en fait des rondelles bien fines, ou des confettis, ou des lamelles, ou… bref faut que ça soit fin.

On tasse les légumes dans le pot. On ne va surtout pas plus haut que les bords. On se garde une marge d’au moins 1 cm avant le haut du pot.

Puis on dilue du gros sel des salins de Giraud ou de Guérande, au choix du moment que c’est du vrai sel pas raffiné, avec en proportion 30 grammes de sel pour un litre d’eau (idéalement l’eau du puits mais bon, on fait ce qu’on peut, le robinet c’est toujours mieux que l’eau en plastique). Diluer le sel dans un litre d’eau dans une bouteille en verre, c’est pas mal. On secoue en rythme jusqu’à dissolution et on verse délicatement l’eau salée dans le ou les pots. On est attentif à bien laisser l’eau envahir l’espace dans le pot et remplacer la moindre bulle d’air… On tasse. On tasse bien, on y va franchement, on tasse, tasse, tasse et retasse. Mais attention on n’oublie pas le centimètre de sécurité en haut du pot !

On ferme bien son bocal joint en caoutchouc clips. Et voilà, c’est fait !

À partir de là, il faut juste être patient.

On laisse le bocal dans un coin de la cuisine à température ambiante pendant 10 jours maximum. C’est pas complètement idiot de prévoir de laisser le pot sur une assiette creuse pendant ses 10 jours, on ne sait jamais, des fois que…

On regarde le travail des bactéries…

Et sans ouvrir le bocal, on le range dans un coin du cellier, de la cave, du placard, bref un endroit idéal pour conserver (pas de variation de température, pas de soleil plein feu, etc.). On patiente 1 mois si on peut, 6 ou 12 si on y arrive, et on ouvre un pot !

Et là, on fait comme on veut, salade, condiments accompagnateur, on grignote directement à même le pot, bref, au choix, mais attention on met le pot ouvert au frigo et on le déguste en 3 ou 4 semaines…

Le radis Daïkon des Biergarten

Je suis ravie d’avoir trouvé ces beaux radis Daïkon dans mon panier. Je ne peux pas nier mes origines bavaroises, car on utilise ce gros radis blanc pour une recette traditionnelle qu’on peut déguster partout à Munich en été dans les Biergarten («Bar» au ciel ouvert à l’extérieur, avec de grands arbres). En fait, je me demande si ce radis est vraiment du Japon ou s’il n’est pas plutôt de Bavière :-).

Bref, je voudrais partager cette recette avec vous.

1. Laver et éplucher finement le radis avec un économe.

2. Le couper en fines tranches, un peu en diagonal, mais attention, chaque tranche est coupée jusqu’à la moitié du radis. Il reste donc entier ! (Voir Photo étape 1)

3. Ensuite, tourner le radis et couper l’autre moitié en fines tranches, chaque tranche allant jusqu’à la moitié du radis. (Photo étape 2)

Le résultat est donc un radis entier, mais qu’on peut plier comme un accordéon, car les tranches coupées se chevauchent légèrement. (Voir photo étape 3)

4. Saler avec environ une cuillère à café le tour du radis et le laisser «suer» 15 à 20 minutes. Presser l’eau du radis et le servir entier. Chacun se coupe le morceau qu’il veut.

5. En accompagnement, et là vous comprenez l’intérêt de le manger en Biergarten, une tranche de pain bien beurrée avec de la bière.

Bon appétit !

Rita

Étape 1

Étape 2

Étape 3

Les aubergines par Dora, une autre façon…

Les faire griller entières au four, comme pour un caviar, en ayant pris soin de les piquer avant avec une fourchette pour éviter qu’elles n’explosent en vol.

Les retourner pour éviter que la peau brûle. 15 min environ, selon la taille de l’aubergine. Il faut qu’elle soit molle.

Après je les ouvre en deux et je mets sur chaque moitié, sel huile d’olive petits morceaux de fêta, olives noires 1 ou 2, menthe ciselée et poivre.

Je sers froid.

Léger et savoureux.

Les guirlandes d’aubergines

de Dora.

Les laver.
Les couper en rondelles minces, sans les peler.
Saupoudrer de sel fin et laisser dégorger durant 3 à 4 h ( très IMPORTANT dans toutes les recettes d’aubergines, car ça casse la structure spongieuse de l’aubergine).
Essuyer avec un linge propre ou papier absorbant.
Puis, les enfiler sur un fil solide, légèrement espacées les unes des autres.
Suspendre le fil dans un endroit aéré, sec et À L’OMBRE.
Les laisser se déshydrater COMPLÈTEMENT.
Puis stocker dans boîte ÉTANCHE.

S’utilisent ensuite comme des champignons (dont elles ont le goût) , en les faisant tremper quelques minutes à l’avance.

Chutney d’aubergines piquantes


proposé par Dora.

• 1 kg d’aubergines
• 4 cuillères de piments rouges écrasés ou en poudre
• 1 tête d’ail
• 1 tasse de vinaigre
• 1 cuillère de carvi noir
• 1 cuillère de poivre noir moulu
• 1 cuillère de curcuma
• 2 cuillères de graines de moutarde noires
• 4 cuillères de sel
• 25 grammes de gingembre
• 2 tasses d’huile d’arachide ou tournesol

Le matin : Lavez les aubergines, coupez-les en cubes, roulez-les dans le sel fin, étalez-les sur un plateau et laissez au soleil pendant 12 heures…

Le soir : pilez dans un mortier l’ail, le gingembre, les graines de moutarde et de carvi puis délayez le tout avec du vinaigre. On peut aussi mixer à petite vitesse plutôt que piler.

Égouttez les aubergines, pressez-les dans les mains pour faire sortir toute l’eau . Roulez les morceaux d’aubergines essorés dans le curcuma, le piment, le poivre et le mélange d’épices au vinaigre.

Mettez le tout dans un pot en verre, versez l’huile pour recouvrir l’ensemble et fermez le pot.

Laissez le pot au soleil. Chaque jour, secouez-le puis ouvrez-le et remuez son contenu. Au bout d’une semaine, les aubergines sont prêtes à être consommées.

Caponata sicilienne (avec des aubergines)

proposée par Dora.

Pour 6 personnes :
• 1 kg d’aubergines
• 500 g de poivrons
• 500 g de tomates
• 3 à 4 oignons
• 6 gousses d’ail
• 1 branche de céleri
• 8 olives noires
• 2 cuillères à soupe de câpres
• Huile d’olive
• Vinaigre

Lavez les aubergines. Coupez-les en gros cubes avec leur peau. Faites frire à la poêle ces morceaux dans 5 ou 6 cuillères d’huile d’olive bien chaude. Réduire le feu et faites cuire doucement jusqu’à ce qu’elles soient bien fondantes. Mettre à égoutter.

Préparez les poivrons, ôtez les extrémités, les parties blanches et les graines. Coupez en lanières.

Plongez les tomates dans l’eau bouillante et pelez-les. Ôtez la partie liquide qui contient les graines.

Coupez le céleri et émincez l’oignon.

Dans une grande sauteuse, faites frire les oignons dans 4 cuillères d’huile d’olive avec les poivrons, le céleri et les gousses d’ail entières. Remuez pendant une grosse minute à feu vif puis laissez mijoter 10 à 15 minutes à feu doux.

Ajoutez les tomates, laissez cuire 5 minutes puis ajoutez olives et câpres.

Laissez mijoter 5 minutes et ajoutez les aubergines parfaitement égouttées.

Faites cuire encore 5 minutes et ajoutez une petite cuillère à soupe de vinaigre et du poivre. Salez modérément (olives et câpres sont naturellement salés). Augmentez le feu et remuez pour permettre l’évaporation du vinaigre.

Laissez refroidir et servez à température ambiante.

Acras d’aubergines recette des Antilles

proposée par Dora

Pour 4 personnes :
• 4 aubergines
• 250 g de farine
• 2 œufs
• ¼ de litre de lait
• 50 g de levure de boulanger
• 2 oignons
• 2 gousses d’ail
• 2 petits piments
• Persil
• Sel marin
• Huile de friture

Coupez les aubergines en deux dans le sens de la longueur, faites-les griller au four pendant 15 à 20 minutes.
Pendant ce temps, préparez une pâte à beignets épaisse :
– diluez la levure dans le lait tiédi,
– faites un puits avec la farine, une pincée de sel, incorporez les œufs et le lait + levure,
– travaillez doucement la pâte sans grumeaux,
– laissez reposer la pâte dans un endroit frais.
Dans un gros mortier, pilez ail, persil haché et piment
Lorsque la chair des aubergines est bien tendre, coupez-la en petits morceaux, incorporez-la au contenu du mortier et travaillez l’ensemble au pilon jusqu’à obtenir un hachis compact.
Mélangez la purée d’aubergines à la pâte à beignets.
Préparez la friture et faites-y tomber des cuillerées de la préparation et laissez gonfler.