Des nouvelles des champs, juin 2021

Voici quelques photos des cultures en place sur la ferme à Vaugines :

Les pommes de terre, visibles depuis la route, poussent bien, avec des fleurs blanches ou roses selon les variétés plantées. La série plantée précocement a du mal à repartir depuis le gel, mais celles plantées à la bonne date sont belles : le désherbage a été fait quand les plantes étaient toutes jeunes, l’arrosage est bien rythmé. Alex et Luc pourront a priori stocker les pommes de terre dans les frigos du magasin de producteur de Cadenet, ça facilitera la bonne conservation sans aller les stocker dans des frigos à Saint-Andiol (c’est ce qu’ils ont fait l’année passée…).

Une serre d’aubergines, qui ont bien démarré, mais avec des pucerons qui attaquent dur. En traversant la serre, on observe beaucoup de larves de coccinelles, à différents stades de développement (en orange sur la photo, le dernier stade). Si elles n’arrivent pas à prendre le dessus, Alex fermera la serre complètement pendant 1h lorsqu’il fera bien chaud, pour monter la température à 50-55°, histoire que les plantes transpirent, cela asphyxiera les pucerons sans tuer les coccinelles, hop serre ouverte, arrosage, et les coccinelles devraient alors être en force par rapport au nombre de pucerons restants… affaire à suivre !

La serre de poivrons, avec des poivrons longs et des poivrons carrés. Idem pas mal de pucerons, beaucoup de larves de coccinelles hébergées sur les «mauvaises herbes» en inter-rang. Alex n’a pas envie de désherber maintenant, histoire de laisser le temps aux larves de se transformer et de manger les pucerons… Un dilemme car, en attendant, ces mauvaises herbes poussent et font concurrence aux poivrons…

Des aromatiques (basilics et persil) et des œillets d’Inde poussent entre les plants d’aubergines.

Les courges, les melons et les pastèques sont en train d’être plantés en ce moment sur les terres à Villelaure (pas de photos, désolée !).

Solène

 

La courge rôtie façon Dora

De mon côté, j’ai expérimenté une recette de courge rôtie aux épices, que certains connaissent peut-être déjà, et que je n’ai pas respectée du tout d’ailleurs…

Donc le morceau de courge qu’on avait la semaine dernière dans le panier, je l’ai coupé en tranches de 1,5 à 2 cm d’épaisseur.

J’ai tout mis dans un plat qui va au four.

J’ai saupoudré avec un mélange de :
1 cuillère à café de cumin,
1 cuillère à café de gingembre,
1 cuillère à café de coriandre,
1/2 cuillère à café de 4 épices,
du sel,
du poivre
et j’ai rajouté un piment coupé en lamelles (pour relever ce côté douceâtre de la courge)
Ah oui, et aussi un oignon !

Arrosé le tout d’huile d’olive.

Puis, enfourné là four préchauffé 200°, 40 minutes,
retourné mes tranches à mi-cuisson.

Franchement, un bel accompagnement et bon.
Et ça changeait de la soupe…

Voilà donc ce que j’ai fait.
Après… Chacun brode pour l’assaisonnement, mais le côté « rôti » m’a séduite.

Radis en salade

Recette envoyée par Marie-Françoise :

Il suffit de couper en tranches fines (avec un épluche-légumes, ça marche bien) les jolis gros radis roses et long radis blancs, plus radis marbrés.
Mettre les tranches fines dans saladier en verre et saler au sel fin.
Laisser dégorger 1 heure.
Mettre le tout dans une passoire, presser doucement pour extirper le jus…
Déposer vos tranchounettes bien égouttées sur une assiette, un peu de coriandre fraîche, de fleurs de brocoli cru (on frotte les inflorescences dans ses mains au-dessus de l’assiette, comme une neige légère qui saupoudre légèrement), un filet de jus de citron ou de vinaigre de cidre, une lichette d’huile d’olive, parsemez de noisettes torréfiées à la poêle (vite fait sans gras) et on a un magnifique et appétissant tableau rose nuancé de vert et relevé du doré noisette !

Miam, beau et bon !

Pesto de fanes

Recette envoyée par Marie-Françoise :

Mais que faire de tout ce vert de fanes de navets, de carottes, de radis, de betteraves…? Un pesto de fanes !

Il faut des fanes, des noisettes, des pignons ou des amandes, de l’ail, du parmigiano ou grana ou édam vieux ou cantal vieux…

On lave les fanes, on les sèche avec un torchon propre, on taille avec des ciseaux (ça va vite !) les feuilles les plus fines, on donne les tiges filandreuses aux lapins. Si on possède un super mixeur broyeur, on peut tout mettre (sauf les lapins) mais souvent c’est vraiment trop filandreux ! Alors pour ne pas passer des heures à démêler les lames du broyeur, on se contente des feuilles bien vertes.

On torréfie à la poêle bien chaude sans gras sa poignée de noisettes, ou amandes ou pignons, quand ça grilloche on met de coté pour laisser refroidir.

Et on broie tous les ingrédients ensemble : les fanes coupées, les noisettes, le fromage, l’ail (c’est à vous de doser l’ail en fonction de votre tolérance à cet ingrédient…) si nécessaire, du sel, du poivre et une bonne rasade de bonne huile d’olive bien verte.

On obtient une pommade odorante qui se conserve très bien dans un pot en verre dans le frigo (veiller à ce qu’il y ait toujours un filet d’huile sur le haut du pot pour la conservation).

Ce pesto est délicieux sur des pâtes faites maison ou pas, des pommes de terre en robe des champs, des tartines de pain de margaux grillées, bref goûtez et inventez !

Les légumes lacto-fermentés

La recette de Marie-Françoise :

Recette de lacto-fermenté pour tous ceux qui ne savent pas quoi faire des navets, radis blancs, céleris raves, betteraves crues… Bref, pour ceux qui ont besoin d’idées pour les légumes racines de l’hiver.

Les légumes lacto-fermentés, c’est bon pour le corps, ça permet de manger des légumes crus prédigérés par de gentilles bactéries gourmandes.

Vous avez déjà mangé des légumes lacto-fermentés au moins une fois dans votre vie (en plus des yaourts qui ne sont pas des légumes) : si si, la choucroute, mais la choucroute crue, celle que personne n’a encore abîmée avec du vin blanc de la sur-cuisson et je ne sais quoi d’autre.
La choucroute c’est du chou blanc râpé conservé dans son eau grâce à une sacrée bonne dose de sel pendant au moins trois semaines dans un récipient hermétique. Et que se passe-t-il sous le couvercle pendant ce temps-là ? Les bactéries, en plein délire anaérobique, grignotent les légumes et transforment le glucose qu’ils contiennent en acide lactique, un super conservateur naturel : les légumes restent croquants, sont digestes et les vitamines sont préservées.

Allez hop on se lance :

On évalue au pif, en fonction de la quantité de légumes, le nombre nécessaire de pots en verre, porcelaine, grès ou autres (pas de métal bien sûr !). Le pot doit impérativement fermer hermétiquement. Le plus simple c’est le pot en verre avec joint caoutchouc et clips qui coincent le tout.

On stérilise les pots ou on les lave bien. On laisse sécher tout seul à l’air libre.

On lave ses légumes, on n’épluche pas sauf si on y tient. On les sèche. On les râpe. Ou on en fait des rondelles bien fines, ou des confettis, ou des lamelles, ou… bref faut que ça soit fin.

On tasse les légumes dans le pot. On ne va surtout pas plus haut que les bords. On se garde une marge d’au moins 1 cm avant le haut du pot.

Puis on dilue du gros sel des salins de Giraud ou de Guérande, au choix du moment que c’est du vrai sel pas raffiné, avec en proportion 30 grammes de sel pour un litre d’eau (idéalement l’eau du puits mais bon, on fait ce qu’on peut, le robinet c’est toujours mieux que l’eau en plastique). Diluer le sel dans un litre d’eau dans une bouteille en verre, c’est pas mal. On secoue en rythme jusqu’à dissolution et on verse délicatement l’eau salée dans le ou les pots. On est attentif à bien laisser l’eau envahir l’espace dans le pot et remplacer la moindre bulle d’air… On tasse. On tasse bien, on y va franchement, on tasse, tasse, tasse et retasse. Mais attention on n’oublie pas le centimètre de sécurité en haut du pot !

On ferme bien son bocal joint en caoutchouc clips. Et voilà, c’est fait !

À partir de là, il faut juste être patient.

On laisse le bocal dans un coin de la cuisine à température ambiante pendant 10 jours maximum. C’est pas complètement idiot de prévoir de laisser le pot sur une assiette creuse pendant ses 10 jours, on ne sait jamais, des fois que…

On regarde le travail des bactéries…

Et sans ouvrir le bocal, on le range dans un coin du cellier, de la cave, du placard, bref un endroit idéal pour conserver (pas de variation de température, pas de soleil plein feu, etc.). On patiente 1 mois si on peut, 6 ou 12 si on y arrive, et on ouvre un pot !

Et là, on fait comme on veut, salade, condiments accompagnateur, on grignote directement à même le pot, bref, au choix, mais attention on met le pot ouvert au frigo et on le déguste en 3 ou 4 semaines…

Le radis Daïkon des Biergarten

Je suis ravie d’avoir trouvé ces beaux radis Daïkon dans mon panier. Je ne peux pas nier mes origines bavaroises, car on utilise ce gros radis blanc pour une recette traditionnelle qu’on peut déguster partout à Munich en été dans les Biergarten («Bar» au ciel ouvert à l’extérieur, avec de grands arbres). En fait, je me demande si ce radis est vraiment du Japon ou s’il n’est pas plutôt de Bavière :-).

Bref, je voudrais partager cette recette avec vous.

1. Laver et éplucher finement le radis avec un économe.

2. Le couper en fines tranches, un peu en diagonal, mais attention, chaque tranche est coupée jusqu’à la moitié du radis. Il reste donc entier ! (Voir Photo étape 1)

3. Ensuite, tourner le radis et couper l’autre moitié en fines tranches, chaque tranche allant jusqu’à la moitié du radis. (Photo étape 2)

Le résultat est donc un radis entier, mais qu’on peut plier comme un accordéon, car les tranches coupées se chevauchent légèrement. (Voir photo étape 3)

4. Saler avec environ une cuillère à café le tour du radis et le laisser «suer» 15 à 20 minutes. Presser l’eau du radis et le servir entier. Chacun se coupe le morceau qu’il veut.

5. En accompagnement, et là vous comprenez l’intérêt de le manger en Biergarten, une tranche de pain bien beurrée avec de la bière.

Bon appétit !

Rita

Étape 1

Étape 2

Étape 3

Programme de glanage/anti-gaspillage de l’association Zéro déchet Sud Luberon

Sophie, dans le cadre de l’association Zéro Déchet Sud Luberon, nous informe qu’ils ont un programme de glanage/anti-gaspillage, notamment en lien avec les Restos du Cœur et le Secours Populaire à Pertuis… ça fait écho à nos histoires de carottes d’hier. Si vous avez des plans « glanage », faites-passer l’info !